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La médaille de saint Benoît : authenticité et bienfaits

27/03/08

Médaille de Saint Benoit en or sur La Porterie


Medaille de saint Benoit
Source photo : Marie-Or - Tous droits réservés

Il existe aujourd’hui des quantités innombrables de modèles de médailles de saint Benoît.

La plus répandue est certainement celle dite "du jubilé", qui a été frappée sur décision du mont Cassin en 1880 pour le 1400ème anniversaire de la naissance de saint Benoît. Cette médaille est reconnaissable notamment à l’inscription "pax" qu’elle porte en haut du revers. (Le mot "pax", -"paix" en latin- était la devise de la communauté du mont Cassin (où vécut et mourut saint Benoît), puis devint celle de l’ordre des bénédictins).

Mais dans un ouvrage de référence incontournable sur cette question, paru en 1862, le célèbre bénédictin dom Prosper Guéranger, écrit:

"on a frappé notamment en France un grand nombre de médailles impropres à recevoir la bénédiction, et présentant des différences essentielles de celles qui ont été frappées avant et depuis le bref de Benoît XIV. Il importe d’instruire les fidèles à ce sujet … Afin de veiller aux inconvénients que peuvent entraîner le caprice ou l’ignorance des artistes. "

Et un peu plus loin : "seule la véritable médaille de saint Benoît adroit à la considération et au respect. "

Quelle est donc cette "véritable médaille de saint Benoît" ?

Dom Guéranger en fournit non seulement le descriptif précis se rapportant au bref de 1742, mais aussi deux gravures, qui présentent bien les initiales J.H.S. au revers.

C’est exactement ce modèle, dans le respect scrupuleux de tous les détails, que la Sté Ducros vient de sculpter pour en faire de nouvelles médailles (en photos sur ce document).

La véritable médaille de saint Benoit

Pour que la médaille soit valide, elle doit représenter le patriarche saint Benoît avec la "coule" bénédictine, tenant de la main droite la croix comme une arme de défense et de l’autre un parchemin ou un livre, qui est la règle de l’ordre.

A la droite du saint, un oiseau porte un morceau de pain dans son bec et à sa gauche, un serpent s’échappe d’une coupe brisée.

Ces deux images évoquent deux faits historiques de la vie de saint Benoît qui ont été racontés dans le deuxième livre des "dialogues" de saint Grégoire le grand:

L’oiseau est un corbeau qui vint prendre un morceau de pain que les pères s’apprêtaient à manger. Le corbeau prit le pain et mourut car le pain était empoisonné.

La coupe de laquelle s’échappe un serpent évoque le miracle par lequel, en brandissant la croix à une personne qui lui apportait un breuvage, le saint déjoua une tentative d’empoisonnement par le vin : le vase dans lequel était apporté ce breuvage éclata.

L’inscription latine qui entoure l’image du saint: "eius in obitu nro praesentia muniamur" signifie : "dans notre mort, que nous soyons secourus par sa présence". Elle donne le sens essentiel de cette médaille: un puissant secours au moment de la mort.

A propos du revers de la médaille, qui présente la "croix" avec les initiales de metten, dom Guéranger précise: "le saint nom de jésus exprimé par le monogramme ihs doit être normalement reproduit". Ce monogramme ihs est reproduit sur la médaille Ducros, conformément à cette prescription initiale. Le mot "pax" est en bas de la médaille.

Effets de la médaille

Le dictionnaire des connaissances religieuses indique:

"la médaille de saint Benoît soustrait à l’influence des maléfices et autres opérations diaboliques, neutralise l’effet du poison, délivre de la peste, rend la santé à ceux qui souffrent des maladies calculeuses, des points de côté, de l’épilepsie, etc.

Elle est d’un grand secours pour obtenir une heureuse délivrance, apaise les mourants, protège contre la foudre et les tempêtes, offre un remède efficace aux animaux empoisonnés ou ensorcelés, et se révèle un préservatif merveilleux contre les tentations".

Patron de l’Europe et de la bonne mort

Saint Benoît est dit "patriarche des moines d’occident" et à ce titre invoqué également comme saint patron de l’Europe. En raison de la délivrance qu’il procure par l’action de sa médaille "ejus in obitu nostro" (au moment de notre mort), saint Benoît est également le patron de la bonne mort.


Source : Marie Or

Ce document a été réalisé à partir du dictionnaire des connaissances religieuses (bricout), tome i, pages 742-743, de divers livrets d’origines bénédictines et d’extraits du livre cité de dom Guéranger "la médaille de saint Benoît".

Avertissement -l’efficacité des indulgences accordées aux médailles ne pourra être obtenue que par la bénédiction efficace de l’objet, l’apposition par un prêtre ainsi que par "les dispositions requises", variables selon les indulgences. La Sté Ducros fournit ici un "historique" rigoureusement documenté mais n’entend pas se substituer à des prérogatives ecclésiales. (Texte de la bénédiction de la médaille sur demande, latin/français)

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